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Charte de la vie nocturne : Bertrand Plouvier fait des propositions

Bertrand Plouvier

Conseil Municipal du 27 juin 2016

Délibération n°105 : Administration Générale – Charte de la Démocratie Locale – Bilan annuel 2015 – 2016

 

 

Intervention de Bertrand Plouvier

Conseiller Municipal de Rennes, président du groupe Alternance 2020

 

 

Madame la Maire,

Mes chers collègues,

Notre conseil municipal était invité le mois dernier à approuver les termes d’une nouvelle charte rennaise de la vie nocturne. Une nouvelle version, comme on installe sur son ordinateur, une nouvelle version de tel ou tel autre logiciel. Une mise à jour bien nécessaire pour les experts mais dont le grand public n’observera peu de réel changement dans son quotidien ou plutôt sa nuit.

L’édito, qui accompagne cette nouvelle charte rennaise de la vie nocturne, justifie cette nouvelle version pour tenir compte davantage de la réalité du terrain car :

  • d’une part, selon vos propos, le sens de la nuit a changé, considérant qu’il y a eu un avant et qu’il y aura un après la charte rennaise de la vie nocturne du 2 mai 2016;
  • et d’autre part, le fil conducteur ou le fil rouge de cette charte consiste en un apprentissage à partager la nuit entre 3 grandes familles d’usagers : ceux qui dorment, ceux qui travaillent et enfin ceux qui font la fête.

Effectivement, la nuit pose la pertinente question de la cohérence entre la ville qui se veut attractive, source d’échanges sociaux, commerciaux ou culturels et la nécessaire tranquillité des riverains du centre-ancien. Cette question doit belle et bien être posée, mais elle n’appelle de réponse simple et évidente. Et il serait prétentieux de prétendre en apporter d’un coup de baguette magique. Cependant, le fait de réunir riverains, associations, institutions, professionnels et commerçants qui se sont impliqués dans des groupes de travail pour concourir à la rédaction de cette nouvelle charte est, en quelques sortes, une reconnaissance de votre part aux légitimes et nombreuses plaintes des riverains du centre-ville victimes directes et indirectes de certains débordements nocturnes.

Je ne résiste pas de vous lire la litanie des incuries rédigée par Gauthier Aubert, résidant du centre-ville, [publiée dans le Place Publique n°37 de 2015]. Un billet d’humeur qu’il a rédigé en apprenant que notre conseil municipal approuverait en 2016 une nouvelle charte de la vie nocturne.

 » Fini le djembé à 3 heures du matin sur les places minérales du centre ? Finis les rires de chasse d’eau des teenagers jouant à des Fort Boyard coquins dans les fontaines remplies de mousse ? Finies les chansons paillardes gueulées par des voix forcées et trop tôt brisées par l’alcool, le tabac et plus si affinités ? Finis les hurlements au jardin de la C**** jusqu’au bout de la nuit ? Finies les fiestas « à tout péter » dans les beaux bureaux moquettés de la V**** ? Finie la balayeuse municipale à l’aube dont le travail méticuleux donnera l’illusion, à l’heure où les administrations ouvrent, que tout va bien parce que tout est propre ? Finis les balayeurs municipaux avec leur machine à souffler qui déchirent le fragile silence de l’aurore pour donner l’illusion, à l’heure où les magasins ouvrent, que tout va bien parce que tout est propre ? Finie la gerbe sur la portière de ma voiture (mais quelle drôle d’idée d’avoir encore une voiture) ? Fini mon rétroviseur plié au petit matin (mais quelle drôle d’idée d’avoir encore une voiture) ? Finis les pneus de mon vélo crevés le vendredi matin par les tessons légués de la nuit passée (mais quelle idée aussi de prendre son vélo alors qu’on a un si beau métro) ? Finies les cavalcades juvéniles dans les cages d’escalier à 2 heures du matin qu’on finit par bénir car elles signent le moment où la fête estudiantine migre de la piaule du 5e vers un ailleurs qu’on souhaite le plus loin possible ? Finies les odeurs de pisse dans les arrière-cours et les recoins obscurs de la ville qui cessent de l’être quand le jour paraît et qu’on enjambe la flaque saumâtre avec sa poussette ? Finie la fête de la bière musique la veille du bac car c’est un 21 juin et que changer la date serait un crime de lèse-Languisme primaire (alors que le défilé du 14 juillet le 13, c’est un hommage à Charles Hernu) ? Finie la scène électro-pop de la fête de la bière musique avec ses basses qui font l’effet du passage d’un supersonique en rase-mottes ? Finis les troquets qui dégorgent sur les trottoirs leur clientèle quand ils n’y organisent pas le pot de fin d’année d’une joyeuse bande de collègues « qui-se-lâchent-enfin-de-la-pression-du-boulot » ? Finie la scélérate loi antitabac qui jette dans les rues (et donc sous les fenêtres des indigènes) tous les bruyants candidats au cancer du poumon ? Finis les jeudis soir de folie, les vendredis soir de malade, les samedis soir de oufs, les mercredis soir et même maintenant les mardis soir pas mal non plus (le lundi et le dimanche, c’est – un peu – relâche, ayons quand même l’honnêteté de le reconnaître) ? Finies les nuits saccadées, coupées, hachées et, non sans lien, les petits endormissements diurnes en réunion sur le coup de 15 heures ou les baisses d’attention quand l’exposé de l’étudiant manque un peu de rythme (on va dire ça comme ça pour ne pas avoir d’ennuis avec la clientèle) ?

Qui suis-je pour me plaindre ? « 

Les quelques lignes de cette litanie anaphorique sont un authentique témoignage d’un résident du centre-ville à qui il arrive certainement, parfois, la nuit, de garder les yeux ouverts pour rédiger ces quelques lignes. Comme je le disais dans mon propos introductif, la ville ne pourra d’un coup de baguette magique, du jour au lendemain, faire en sorte que cette litanie appartienne au passé. Mais par un travail de prévention et de répression, la ville et ses partenaires doivent tout mettre en œuvre pour appliquer les dispositions réglementaires relatives à l’atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme par le bruit traduites par les articles R 1334-31 du code de la santé publique et R 623-2 du code pénal. Ces questions ressenties par les Rennais touchent bien aux compétences de la police municipale : présence de la police municipale sur la voie publique, tranquillité de voisinage et salubrité publique.

Depuis le 28 septembre 2015, les Rennais disposent, certes, du dispositif RenCiteZen, un centre d’appel et une application dédiés à la tranquillité publique. D’ailleurs, nous attendons le premier bilan de ce dispositif à l’occasion de son premier anniversaire pour en juger son utilité et sa pertinence. Je ferme la parenthèse… Mais, et c’est une de nos propositions, ce dispositif doit à tout prix être accompagné sur le terrain d’une brigade de lutte contre les incivilités pour que les requêtes déposées puissent trouver rapidement une réponse concrète.

Je profite de ce point, concernant l’objectif 1 : mieux partager les espaces de vie nocturne en limitant les nuisances, pour aborder le point n°4 de la charte rennaise de la vie nocturne version 1 de 2009. Je doute que vous souffriez d’amnésie, mais je préfère en rappeler son intitulé : « Expérimentation de la mise en place d’une vidéo-protection de voie publique sur certains points sensibles ». Nous nous étonnons que ce point ait disparu de la seconde version ?

Pour rappel, en 2009, la Première adjointe de la ville de Rennes, au sujet de la vidéo-protection disait « Nous sommes tout à fait prêts à expérimenter une vidéo-protection, dès lors que les responsabilités de chacun sont claires : police qui observe et utilise les images et justice qui contrôle. Il en va du respect des libertés publiques dans un État de droit ». Le Maire confirmait en ajoutant : « Il y a une prise en compte et une adaptation aux réalités d’aujourd’hui ».

Que s’est-il passé en 7 ans ? Les problèmes de délinquance ont disparu de notre territoire ? Non ! Nous ne sommes plus en État de droit pour faire respecter les libertés publiques ? Non ? La police ne peut plus être responsable pour observer les images ? Non ! Pour utiliser les images ? Non ! Et la justice n’est plus en mesure de contrôler la bonne mise en œuvre du dispositif ? Non ? Alors ? Pourquoi la Maire de Rennes et sa majorité PS-Verts-Extrême Gauche ont-ils mis fin à la mise en place de caméra de vidéo-protection dans les rues de Rennes [mais pas dans la ligne b du métro, le représentant EELV ayant voté pour en bureau de RM] ? Nous regrettons vivement que des accords politiques d’entre-deux-tours aient abrogé la continuité de cette expérimentation. Le partage des espaces de vie nocturne du centre-ancien de Rennes pose toujours problème. Vous-mêmes le reconnaissez en parlant d’une sécurisation nécessaire de l’espace public et de cessation d’infractions constatées. Non, bien évidemment, la vidéo-protection ne résoudra pas tout du jour au lendemain, mais cet outils est aujourd’hui incontestablement reconnu comme parfait outil d’aide à l’intervention des polices municipale et nationale tant à titre préventif que répressif pour faire cesser toute infraction. Je le répète, nous regrettons que l’extension d’un tel dispositif ait été abrogée au printemps 2014.

Je reviens, à présent, sur le déploiement d’une brigade de lutte contre les incivilités. Celle-ci permettrait, à mon sens, de préciser les règles pour partager la nuit auprès des 3 grandes familles d’usagers de la nuit. Car, aujourd’hui, les Rennais , et plus précisément les riverains du centre-ville – ou ceux qui dorment – , n’ont pas le sentiment que la ville de Rennes leur prête une attention particulière par rapport aux deux autres. Nous espérons donc que cette version 2 de la charte de la vie nocturne ne sera pas une énième campagne de communication de votre part, mais qu’elle contribue concrètement à faire évoluer l’image de la vie nocturne rennaise. Et, d’un point de vue chronologique, que cette évolution se produise plus particulièrement au point le plus sensible : l’après 1 heure du matin.

Ce point précis mérite quelques mots car il concerne effectivement les 3 grandes familles d’usagers de la nuit : ceux qui dorment, ou plutôt dormaient car ils viennent d’être réveillés par ceux qui font ou faisaient la fête et qui viennent d’être mis à la porte par ceux qui travaillent et qui vont devenir à leur tour ceux qui dorment ou ceux qui vont faire la fête… Bref, ces quelques mots résument parfaitement le point critique du 1 heure du matin et c’est à ce moment précis que la ville de Rennes doit porter le plus d’attention !

Or, à une heure du matin, la gestion de la fin de soirée est belle et bien une question difficile selon le groupe de travail C qui observe le peu d’augmentation des effectifs sur le terrain, le manque de médiation et de prévention à cette heure précise. Je regrette que la charte de la vie nocturne que nous devons approuver ce soir n’insiste pas plus sur la gestion de la fin de nuit pourtant source de nombreux problèmes. Par exemple, vous vous contentez de nous dire que les équipes de Noz’ambule, déjà sur le terrain depuis 20h vont plier le camp dans une heure, à 2 heures du matin. Pourquoi n’avez-vous pas suivi la préconisation de ce groupe de travail qui insiste sur une présence nécessaire et accrue entre 23h et 4h du matin en citant comme exemple la ville de Lorient ? Une nouvelle fois, vous semblez ne pas vouloir prendre le problème à bras le corps et faites preuve d’un manque d’innovation en renouvelant les expériences passées et sans résultat !

Cette nouvelle charte rennaise de la vie nocturne ne semble pas vouloir entendre les doléances des professionnels de la nuit qui dénoncent depuis de nombreuses années le manque d’établissements ouverts après 1 heure du matin. Certes, seule la Préfecture peut modifier par arrêté les horaires d’ouverture et de fermeture des débits de boisson. Mais la ville peut demander au Préfet des dérogations. C’est d’ailleurs une proposition que nous formulons depuis plusieurs mandats. Car depuis le 1er juin 2001, il n’est plus question de dîner au restaurant ou de boire un verre après la dernière séance de cinéma, après une représentation de théâtre ou d’opéra ou encore après un match de foot. Tous les établissements rennais titulaires d’une licence de 1ère à 4ème catégorie doivent fermer leurs portes à 1 heure du matin. Dans cette nouvelle version de la charte de la vie nocturne, puisque vous insistez sur le développement de l’attractivité nocturne de Rennes autour de Destination Rennes et de la LGV Rennes-Paris, demander une dérogation au Préfet pour étendre sous conditions les horaires d’ouverture de certains débits de boisson mérite un débat de notre assemblée ! Cette demande n’avait pas été retenue par la Préfecture en 2009. Est-ce qu’une telle demande a été de nouveau formulée au Préfet ?

Bien évidemment, cette extension d’ouverture de certains débits de boisson se ferait sous conditions. Ca me semble évident, la direction de l’établissement bénéficiant d’une telle dérogation devra être signataire de la charte rennaise de la vie nocturne et devra s’engager à respecter tous les engagements cités et respecter scrupuleusement la réglementation en vigueur sous peine de sanctions.

Par exemple, le débit de boisson devra veiller à la sécurité de ses clients, au respect de l’occupation du domaine public attribué par la Mairie, au respect de la salubrité et de la propreté de la voirie à proximité de son établissement et au strict respect de l’horaire de fermeture. Nous ne pouvons plus tolérer que certains établissements continuent à vendre des boissons quelques minutes avant la fermeture dans des gobelets en plastique qui seront jetés sur la voie publique. Au risque que ces derniers clients poursuivre leur soirée sur les trottoirs, sous les fenêtres de riverains qui cherchent en vain le sommeil.

Pour illustrer ce propos, je vous donnerai pour exemple quelques mesures engagées par la ville de Reims dans sa réflexion partagée sur sa vie nocturne :

  1. mise en place d’une unité de tranquillité nocturne composée de 9 agents aujourd’hui, 18 en 2018. En 2014, 1 608 interventions, 223 interpellations, 193 assistances à personnes ;
  2. délimitation physique des terrasses qui doivent être remballées impérativement à une heure de matin ;
  3. remplacement et interdiction des gobelets en plastique souple ou carton pour être remplacés par des gobelets en plastiques rigides réutilisables portant le nom de l’établissement délivreur et consignés à 2€ ;
  4. enfin, à la troisième infraction constatée, le professionnel verra son droit de terrasse abrogé pendant un an.

Des mesures précises et concrètes, voilà un bon exemple de politique menée par une ville dans le cadre d’une réflexion avec les professionnels. La ville de Rennes devrait prendre exemple sur de telles pratiques. Elle a pour devoir de faciliter le travail des commerçants de son centre-ville d’une part, mais elle a aussi le devoir de les responsabiliser d’autre part et mettre tous les moyens dont elle dispose pour sanctionner tout abus.

Enfin, je souhaite ajouter cette dernière remarque à mon propos. Beaucoup de patron de bars, plus particulièrement les plus anciens dans la profession, s’accordent sur la singularité de Rennes en termes d’animations nocturnes d’un point de vue qualitatif et quantitatif.

Rennes a toujours présenté la particularité de concentrer la fête dans les bars et dans la rue autour du quartier Saint-Michel. A l’inverse de Nantes ou Paris, Rennes dispose de peu de clubs privés ou boite de nuit. Depuis plusieurs décennies, Rennes est connue pour une culture de bistrots et de café-concert. Ces lieux dédiés à la création musicale sont hélas en voie de disparition et le plus souvent à cause de multiples et complexes réglementations ou même de préemption de certains par la ville [ex. le 1929]. La disparition de ces cafés-concerts a contribué, pour reprendre les propos d’un patron de café, « au passage du côté convivial de la rue de la soif au côté glauque. S’il n’y a plus de lieu pour y accueillir la création musicale, il ne reste que la débauche ».

Puisque nous sommes en pleine phase de concertation de l’élaboration du prochain PLU, nous devons nous interroger sur une nouvelle offre de lieux de convivialité nocturnes dans les quartiers, en dehors du centre-ville. Contrairement aux idées reçues, les noctambules ne se résument plus qu’aux étudiants, nombreux sont des jeunes travailleurs et des touristes. Depuis quelques années, les établissements observent plus de fréquentation l’été, quand les étudiants sont partis, que l’hiver. Nous assistons à l’arrivée de nouvelle population, la ville et son PLU doivent intégrer l’aménagement et la création de nouveaux lieux de convivialité compatibles avec les habitations environnantes et répondant à la complexe règlementation (horaires trop étroits, insonorisation, impossibilité de consommer des boissons même faiblement alcoolisées,…)

Pour conclure, cette seconde version de la charte rennaise de la vie nocturne a pour objectif de tenir compte de la réalité du terrain. Oui, cette nouvelle charte est une nouvelle pierre à l’édifice de la vie nocturne mais est très décevante en termes de propositions concrètes. Où sont les avancées significatives ? Où sont les incontestables progrès pourtant promis ? La commission de conciliation entre bars et riverains, la mise en œuvre d’actions de préventions des conduites à risques auprès des lycéens et étudiants avaient déjà, sous d’autres dénominations, été annoncées en 2009. Nous regrettons l’absence de mesure phare et nous dénonçons même votre rétropédalage concernant la vidéo-protection. Comme en 2009, l’accent est clairement mis sur la prévention et la médiation. C’est bien légitime et vous pouvez compter sur nous pour soutenir toute action allant dans le sens des actions de prévention et de sensibilisation des conduites à risque auprès des jeunes. Mais la répression reste un mot tabou pour vous. Pourtant, celle-ci fait bien partie des 5 actions d’une politique de sécurité digne de ce nom : 1- éducation, 2- prévention, 3- répression, 4- sanction et 5- réparation. Vous ne pouvez pas le nier…

Nous regrettons qu’il y ait si peu d’évolution entre la charte rennaise de la vie nocturne version 1 et la charte rennaise de la vie nocturne version 2. Nous doutons fortement que cette nouvelle version permette à ceux qui dorment de mieux dormir, à ceux qui travaillent de mieux travailler (dans de meilleures conditions) et à ceux qui font la fête de la faire différemment. Nous déplorons votre manque de volonté politique à faire évoluer les différentes façons de vivre la nuit.

Bertrand Plouvier
Bertrand Plouvier
Secrétaire national de l’UMP et responsable du mouvement pour Rennes et Rennes Métropole, Bertrand est engagé en politique depuis près de vingt ans. Candidat aux municipales et cantonales en 2008, il entre alors au conseil municipal. En 2012, il conduit l’union de la droite et du centre aux législatives sur la 2e circonscription d’Ille-et-Vilaine. Depuis, Bertrand a été directeur de la campagne de Bruno Chavanat aux dernières municipales et préside notre groupe Alternance 2020. Il est agent général d’assurances de profession, installé dans le centre-ville de Rennes. Bertrand est marié et père de quatre enfants.

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