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Amélie DHALLUIN intervient sur la vignette Crit’air

6 DHALLUIN

Madame La Maire Chers Collègues,

A l’occasion de cette délibération « bien respirer mieux vivre  » et notamment avec ce travail d’éducation thérapeutique hors les murs à destination des personnes vivant avec un haut risque respiratoire, nous souhaitions vous interpeller sur la pollution de l’air à Rennes et sur la mise en place de la vignette « Crit’air » obligatoire depuis le 1er octobre dernier.

Ce sujet de la lutte contre la pollution de l’air est un sujet majeur pour la santé des Rennais puisque il s’agit de la troisième cause de décès après le tabagisme et l’alcool (Etude de Santé publique France : en 2016 48000 morts seraient liés à la pollution après le tabac et l’alcool.) De plus une étude récente montre que ce sont les enfants qui sont les plus exposés et les plus vulnérables puisqu’ils seraient  37% plus exposés que les adultes selon EPHA (Le Parisien). Il a également été montré que l’état sanitaire des enfants s’aggrave au fur et à mesure que la pollution augmente.

Depuis le 1er octobre, la vignette Crit’air est donc obligatoire pour tout véhicule qui circule en intra-rocade à Rennes. (Rennes, Cesson-Sévigné, Saint-Grégoire et Saint-Jacques de la Lande). Ce dispositif national permettra notamment de limiter la circulation des véhicules jugés polluant lors des pics de pollution (>4 jours) ainsi que la mise en place d’une circulation alternée en cas de pic de pollution prolongé.

Cependant permettez-nous de nous étonner du manque de communication de la ville sur ce dispositif obligatoire qu’est « Crit’Air » ! En dehors d’une démarche volontaire qui est de s’inscrire sur le bulletin de l’association Air Breizh, comment avez-vous prévu d’informer les rennais de ces pics de pollution ? Et surtout, en dehors de quelques articles de presse, comment avez-vous prévu d’informer les Rennais de cette vignette obligatoire ? Un rapide sondage met en évidence un manque réel de communication. Vous nous répondrez peut-être qu’on vous reproche souvent de trop communiquer mais là sur ce sujet malheureusement la ville de Rennes a assuré le service minimum. Force est de constater que la majorité des Rennais ne connaissent cette vignette ni ses enjeux. Faites le test autour de vous, dans vos milieux amicaux, associatifs ou professionnels. C’est édifiant !

Par ailleurs, la mise en place de cette vignette ouvre de nouvelles perspectives pour lutter contre la pollution de l’air.

  • Ainsi, en cas de restriction de circulation, il est proposé pour l’intra-rocade d’utiliser les transports en commun à partir des parkings relais. Comment comptez-vous faire alors que ces parkings sont déjà saturés ?
  • Alors que lors de seuils d’alerte de pollution, vous aviez établi la gratuité des transports en commun à Rennes, vous proposez maintenant un « Pass Qualité Air » au tarif de 1.5 euro pour 24h. Comment expliquez-vous ce changement ? Pourquoi attendre les seuils d’alerte et pourquoi ne pas le proposer à partir du seuil d’information et de recommandation ?
  • Aussi, comment comptez-vous utiliser la possibilité laissée aux collectivités depuis le 01/01/2018 d’offrir des conditions de stationnement privilégiées en fonction de l’impact des véhicules sur la pollution atmosphérique ?
  • Ce dispositif de vignette a une vocation punitive pour les véhicules les plus anciens (et supposés être les plus polluants). Pourquoi ne pas inventer de nouveaux dispositifs incitatifs qui utiliseraient cette vignette pour valoriser le covoiturage en offrant par exemple des conditions de stationnement privilégiées ?

 

Madame la Maire, ce vendredi encore nous avons connu un nouveau pic de pollution sur Rennes. En 2017 la qualité de l’air à Rennes a été de moyenne à très mauvaise pendant 16% du temps. A l’occasion de la mise ne place de « Crit’Air » nous vous demandons un véritable effort de la ville de pour informer les Rennais de la mise en place de cette vignette et des moyens de lutte contre la pollution de l’air. C’est l’association  Air Breizh qui exécute depuis 2017 par délégation de l’ARS l’information des directeurs des établissements sanitaires et médico-sociaux et de certains professionnels de santé (médecins et pharmaciens) lors des épisodes de pollution atmosphérique. Pourquoi ne pas leur donner les moyens d’en faire autant pour les Rennais ? Pourquoi ne pas décider de les aider à la hauteur du service de santé publique rendu ?

Mais pour lutter efficacement contre ce fléau de santé publique, il faudra plus que la lutte contre les véhicules polluants. Ainsi il est urgent de réintroduire la « nature en ville » comme vous le réclament les Rennais ! Il ne s’agit pas uniquement d’améliorer leur cadre de vie mais d’innover afin de lutter contre la pollution de l’air par l’usage d’essences aux vertus dépolluantes .

Je pense enfin au développement des modes de circulation douce et notamment le vélo. A ce titre vous avez dit en réunion publique que les pistes cyclables n’étaient pas nécessaires dans les zone 30 « le fameux partage de la voie entre véhicules et vélo » et que vous souhaitiez que 80% de Rennes passe en zone 30. Au-delà des chiffres (qui montrent d’ailleurs lors du dernier conseil de RM que l’utilisation du vélo a baissé sur Rennes) et des slogans, je vous propose une petite expérience.  Demandez autour de vous qui circule dans Rennes en vélo avec des enfants. Mieux faites-en l’expérience vous-même si vous n’en avez pas encore eu l’occasion. C’est compliqué, très compliqué voire dangereux de circuler dans Rennes en vélo avec des enfants. Et pourtant cela permettrait aussi de lutter contre la pollution atmosphérique. Cette question du vélo en ville fera l’objet d’autres débats en présence de Mme Rault à qui nous pensons particulièrement ce soir.

 

 

 

Bertrand Plouvier
Bertrand Plouvier
Secrétaire national de l’UMP et responsable du mouvement pour Rennes et Rennes Métropole, Bertrand est engagé en politique depuis près de vingt ans. Candidat aux municipales et cantonales en 2008, il entre alors au conseil municipal. En 2012, il conduit l’union de la droite et du centre aux législatives sur la 2e circonscription d’Ille-et-Vilaine. Depuis, Bertrand a été directeur de la campagne de Bruno Chavanat aux dernières municipales et préside notre groupe Alternance 2020. Il est agent général d’assurances de profession, installé dans le centre-ville de Rennes. Bertrand est marié et père de quatre enfants.

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