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Amélie DHALLUIN intervient su la revitalisation du Centre-Ville

6 DHALLUIN

Madame la Maire,

Mes chers collègues,

Les violences commises en marge du mouvement des gilets jaunes sont à l’origine de conséquences économiques multiples pour les entreprises situées dans notre centre-ville.

Ces violences perpétrées au cours de l’hiver et du printemps 2019 sont venues s’ajouter à des circonstances analogues qu’a traversées notre centre-ville au cours de manifestations violentes exprimant leur opposition la loi El Khomri.

Enfin, nous l’avons assez rappelé tout au cours de ce mandat, notre centre-ville, son activité commerciale, et son cadre de vie, se trouvent fortement perturbés face à de nombreux chantiers (ligne b du métro, PEM Gare, EuroRennes, Centre des Congrès, etc…).

Pour bon nombre de nos entreprises de notre centre-ville, et même, bien évidemment, au-delà, la somme de ces éléments ne sont pas sans conséquences sur leurs activités.

Un récent rapport du Sénat a très précisément chiffré, les conséquences économiques – les préjudices – du mouvement des gilets jaunes sur pour les entreprises et les salariés d’un certain de nombre de centres villes français, dont Rennes.

Ce même rapport émet des propositions concrètes et pragmatiques pour mieux protéger les entreprises en cas de manifestations violentes, plus particulièrement, favoriser l’accès des entreprises aux aides publiques.

A la lecture de ce rapport parlementaire, en ce qui concerne notre ville, permettez-moi de citer ces quelques éléments non exhaustifs qui y sont précisés :

  • Un témoignage parle de « Rennes comme une ville assiégée » ;
  • 77% des commerçants du centre-ville ont été touchés par le mouvement des gilets jeunes, soit 1521 entreprises ;
  • La perte globale est estimée à 47 M€ pour les entreprises ;
  • 30% des entreprises ont réduit leur appel à des extras et ont modifié leur planning d’embauche ;
  • Plus d’1 M€ de préjudices pour Rennes et Rennes Métropole pour la remise en état, de propreté (effacement de tags, heures supplémentaires des agents de nettoyage), de rachat de mobilier urbain détruit, ainsi que les pertes de recettes… ;
  • Cela représente une perte de 20 à 40% du chiffre d’affaires, jusqu’à 60% pour certains commerces durant les fêtes de fin d’année) ;
  • La fréquentation des parkings Citedia a enregistré une diminution de 15 à 40% durant cette période ;
  • Une recrudescence du nombre de vols dans le commerce, y compris en dehors des périodes de manifestations s’expliquant par une moindre présence policière [les forces de l’ordre étant mobilisées sur d’autres missions…].

 

Ces préjudices directs et indirects, que je viens de citer, s’ajoutent à des impacts désastreux en termes d’image, de notoriété et d’attractivité.

Ces événements risquent fortement d’impacter, d’aller à l’encontre de  notre politique métropolitaine développée par la SPL Destination Rennes.

Aujourd’hui, notre Conseil est invité, d’une part, à prendre acte du versement d’une subvention à hauteur de 300 000€ de l’État à la ville, d’autre part, d’attribuer le montant de cette subvention exceptionnelle à Rennes Métropole et au Carré Rennais.

Je ne reviendrai pas sur votre manque de célérité, Madame la Maire, à prendre sérieusement en considération les conséquences du dit mouvement des gilets jaunes sur l’activité économique et le cadre de vie de notre centre-ville.

Je ne reviendrai pas, non plus, sur les modalités de votre plan d’actions exceptionnelles d’accompagnement… certainement bien trop tardif, pas assez ambitieux, pas à la hauteur du désastre subi…

Mais concernant la gestion de ce dossier durant tout le premier semestre, félicitons la ténacité du président du Carré Rennais qui n’a pas hésité, dès le mois de février, à solliciter un rendez-vous auprès du Premier Ministre pour lui faire part de l’état de catastrophe économique de notre centre-ville, ainsi que pour lui avancer des propositions.

Nous regrettons que le Premier Ministre n’ait pas eu le temps de rencontrer le président du Carré Rennais au cours de sa visite à Rennes.

Mais cette démarche ne sera pas été sans lendemain…

Quatre jours plus tard, le représentant des commerçants rennais a été reçu par Madame Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie.

Cette démarche téméraire a finalement permis à notre ville de bénéficier d’une enveloppe de 300 000€ !

Aujourd’hui, nous espérons que ces fonds aux bénéfices de Rennes, Rennes Métropole et du Carré Rennais permettent de répondre rapidement aux engagements pris dans la convention signée avec l’État, à savoir :

  • ramener rapidement et durablement du flux en centre-ville de façon à renouer avec les niveaux de fréquentation qui préexistaient et ainsi favoriser à terme un retour des commerçants sur le chemin de l’équilibre économique et de la croissance ;
  • ré-ancrer une image positive du centre-ville de Rennes auprès des habitants du vaste territoire d’influence de ses commerces (métropole, Ille-et-Vilaine et départements limitrophes).

Hélas, pas plus tard que la semaine dernière, les Rennais ont été très clairement privés de leur liberté de circuler.

Une vingtaine de manifestants, installés toute la journée place de Bretagne, ont véritablement paralysés le centre-ville de Rennes, et par extension, quasiment toute la ville.

Certes, comme je l’ai souvent dit, le droit de manifester est un droit fondamental de notre démocratie. Mais celui-ci est soumis à des règles, dont la nécessité de déclaration préalable.

D’une part, cette manifestation n’avait pas été déclarée !

D’autre part, celle-ci a reçu de manière plus ou moins implicite le soutien de membres de votre majorité, celui du Vice-Président en charge de Transports de Rennes Métropole, et le vôtre, puisque vous n’avez pas manifestement demandé l’évacuation des lieux à Madame la Préfète.

Ce nouvel événement illustre, une nouvelle fois, le profond décalage entre vos paroles et vos actes…

Comment pouvez-vous imaginer que les Rennais croient encore à votre volonté de redonner une impulsion à l’attractivité commerciale de notre centre-ville alors que vous laissez en toute impunité une poignée d’individus – de militants d’extrême gauche – paralyser notre centre-ville, ou encore, envahir sans en être inquiétés certains de nos équipements publics comme la salle de la Cité en 2016 ?

 

Je vous remercie.

Bertrand Plouvier
Bertrand Plouvier
Secrétaire national de l’UMP et responsable du mouvement pour Rennes et Rennes Métropole, Bertrand est engagé en politique depuis près de vingt ans. Candidat aux municipales et cantonales en 2008, il entre alors au conseil municipal. En 2012, il conduit l’union de la droite et du centre aux législatives sur la 2e circonscription d’Ille-et-Vilaine. Depuis, Bertrand a été directeur de la campagne de Bruno Chavanat aux dernières municipales et préside notre groupe Alternance 2020. Il est agent général d’assurances de profession, installé dans le centre-ville de Rennes. Bertrand est marié et père de quatre enfants.

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