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Clarisse DAVID intervient sur la gestion de l’arbre en milieu urbain

14 DAVID

Madame La maire,

 

Je profite de cette délibération pour aborder un sujet très polémique à l’heure actuelle, la gestion de l’arbre en milieu urbain.

 

Vous êtes depuis quelques années confrontés, et encore plus ces derniers mois, à une gronde populaire sur votre gestion des arbres à Rennes.

Aujourd’hui il est inévitable dans une ville comme Rennes en pleine transformation de procéder à des abattages d’arbres mais cela n’autorise pas de faire tout et n’importe quoi.

Pour mémoire,

35 platanes avenue Henri Fréville (03/19) coupés

Plusieurs platanes place Bir- Hakeim (03/19)

Les prairies St Martin (2018-2019)  où la transformation des prairies en parc a fait table rase de certains arbres.

17 arbres à Cleunay (03/19)

27 chênes avenue Winston Churchill

Ginkgo bd Marbeuf

Platanes quai St Cyr

160 peupliers avenue d Rochester

270 Buttes de Coësmes

Platanes place de Bretagne ….. pour les plus emblématiques…

 

Ces abattages sont très mal perçus par la population rennaise car ils contrarient l’attachement viscéral de chacun aux arbres.

 

Quelle est en la cause ?

-tout d’abord, un manque certain de concertation. Prenons l’exemple de l’avenue Janvier. Lors du conseil municipal de mai 2017,  vous avez présenté dans les grandes lignes c’est à dire de façon très évasive, l’aménagement de de cette avenue emblématique pour Rennes 2030. Une « Rambla » sans arbres (chercher l’erreur) qui donnera davantage de places aux terrasses et apportera plus de lumière, y compris la nuit car l’éclairage publique est parfois masqué par le feuillage. Des propos d’une autre époque … les arbres ça se taille et la préoccupation actuelle est plus la recherche d’ilot de fraicheur l’été …

Je reviens au manque de concertation, il aura fallu une pétition réunissant plus de 7 500 signatures en quelques semaine pour vous voir faire un rétropédalage et vous entendre préciser « que rien n’est acté » et vous appeliez les bonnes volontés à se faire connaitre pour participer à un collectif  et ainsi engager une consultation pendant 8 mois. Quelle perte de temps !!! Et quel manque d’anticipation !!!

 

A la place de la pétition pour les arbres, vous pensiez avoir une pétition sur la place de la voiture !!!

On a changé d’époque madame Appéré.

 

  • deuxième point ; votre vision bassement comptable de considérer qu ‘augmenter les arbres globalement sur la ville peut compenser la disparition de certains d’entre eux symboles de certains quartiers et de leur ambiance. Un arbre n’est pas seulement un tronc et des feuilles c’est surtout un symbole de sécurité et de longévité; c’est aussi chaque jour pour certain un lieu de rencontre et d’émouvantes histoires qui se déroulent sous le couvert de ses branches. Vous touchez directement les habitants en modifiant leur paysage, vous modifiez leur cadre de vie en deux coups de tronçonneuse.

 

  • troisième point; votre vision très moderne du végétal. Vous et vos alliés écologistes lorsque vous précisez qu’un simple alignement d’arbres comme cela se pratiquait dans les années 1970 n’est plus d’actualité mais  qu’il faut encourager une végétation basse variée, de la biodiversité.  Vous proposez une alternative utopique. Vous savez que l’impact écologique n’est pas le même que ça soit d’un point de vue de l’arborescence que d’un point de vue des racines. Un buisson ne va pas garder la même fraicheur qu’un arbre de 25 ans, et les eaux pluviales ne vont pas être captées de la même façon ….  Certes les modes urbaines existent mais ayez une vision sur du très long terme à l’échelle des arbres , c’est vital comme nous le montre l’ampleur de la marche pour le climat initiée par nos enfants .

 

 

-Alors plutôt que de faire des opérations médiatiques comme sur la place Commeureuc où vous avez planté symbolique un mini-chêne.

-de faire un recensement des arbres remarquables avec, encore une fois une campagne de communication très importante (recensement déjà effectué en 1999); recensement dont le résultat n’est pas rendu public.

Il faudrait avoir l’ambition d’un conseil en gestion du patrimoine vert regroupant des élus mais surtout des spécialistes comme dans certaine vile française.

Un conseil qui précise :

– un programme clair de renouvellement des arbres sur la ville.

-le choix des essences d’arbres adaptées aux dimensions des boulevards, aux conditions de vie urbaine.

-qui permet de sensibiliser la population à l’importance des arbres en passant par les écoles, (planter des arbres par exemple dans les cours de récréation…)

-l’entretien des arbres déjà présents (Entretenir c’est aussi les tailler de façon respectueuse,  supprimer le lierre…)

 

Vous allez me répondre que vous effectuez déjà tout cela alors si vous plantez 3000 arbres par an comment se fait-il que le nombre d’arbres reste identique à 130 000 arbres entre 2017 et 2018? Comment se fait-il qu’il faut arracher les marronniers de la place Hoche parce que les racines meurent dans des bas non adaptés….

 

 

 

Emblème de la nature en ville, l’arbre est de plus en plus contraint par la densification urbaine. Il est trop vu comme un espace non utile, une gêne et même un danger, alors que les apports des arbres sont pourtant bien connus et de plus en plus reconnus.

 

N’ayez pas une vision à court terme et ne laissez pas les arbres devenir des « victimes collatérales » de la reconstruction de la ville sur elle-même.

Merci

 

 

Bertrand Plouvier
Bertrand Plouvier
Secrétaire national de l’UMP et responsable du mouvement pour Rennes et Rennes Métropole, Bertrand est engagé en politique depuis près de vingt ans. Candidat aux municipales et cantonales en 2008, il entre alors au conseil municipal. En 2012, il conduit l’union de la droite et du centre aux législatives sur la 2e circonscription d’Ille-et-Vilaine. Depuis, Bertrand a été directeur de la campagne de Bruno Chavanat aux dernières municipales et préside notre groupe Alternance 2020. Il est agent général d’assurances de profession, installé dans le centre-ville de Rennes. Bertrand est marié et père de quatre enfants.

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